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Xavier Dietlin est reconnu dans le monde entier pour inventer et produire les vitrines d'exposition les plus innovantes du moment.

Xavier Dietlin

Après une grave blessure qui a mis un terme à sa carrière footballistique (3 sélections officielles en équipe Suisse A avec Roy Hodgson), Xavier Dietlin rejoint l'entreprise familiale active dans la construction métallique. En 10 ans. Il réoriente l'entreprise vers les vitrines d'exposition avec un accent fort sur l'innovation. La principale rupture s'est réalisée en 2005 pour Hublot avec le présentoir Raptor, une vitrine sans verre, mais sécurisée: grâce à des capteurs, l'objet disparaît dans le socle de la vitrine en quelques dixièmes de secondes dès l'approche d'un corps étranger.

Dès lors, le monde horloger lui confie les projets les plus complexes à travers le monde, puis les joailliers, les grands musées (MoMA) et des multinationales telles que Mercedes Benz, Huawei ou Philip Morris leur emboitent le pas.

Aujourd'hui l'entreprise est reconnue dans le monde entier pour inventer et produire les vitrines d'exposition les plus innovantes du moment. (extrait PME Magazine)

Dietlin : vitrines exceptionnelles

Article paru dans le magazine Fivestars, Made In Swizerland en 2016.
Texte : Camille Viennet
Photo : Benny Tache

S’adapter à son temps, innover, trouver de nouvelles perspectives, suivre son instinct. Et ses envies. C’est exactement ce que Xavier Dietlin, ancien footballeur professionnel a su faire avec brio. Après l’obligation d’arrêter son activité pour cause de blessures, son esprit compétitif va le mener sur une nouvelle voie.

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Dans sa reconversion, il va travailler chez Dietlin, l’entreprise métallurgique de son père, ce qui ne va pas totalement l’épanouir mais néanmoins lui ouvrir des portes insoupçonnées: c’est lors d’un concours pour une marque prestigieuse qu’il va s’éprendre pour le monde horloger. Arrivé bon dernier, cela ne revêtira aucune importance à ses yeux: cette belle expérience le poussera à se lancer dans la construction de vitrines horlogères. Dès lors, il délaissera petit- à-petit les chantiers pour se consacrer entièrement à sa nouvelle passion. Hublot, Omega et bien d’autres encore, les marques suisses les plus prestigieuses s’adressent désormais à lui en matière de vitrine. Car il faut le dire, ses vitrines défient toute concurrence. Elles sortent des sentiers battus pour offrir un spectacle interactif qui fait rêver. Hologrammes, vidéos, mouvements inattendus, il n’est pas étonnant d’avoir affaire à des vitrines de compétition: en tant qu’ancien sportif de haut niveau, sortir du lot est une devise pour Monsieur Dietlin. Et il ne s’arrête jamais de chercher de nouvelles idées, pour étonner, détonner. La vedette de ses créations, le raptor, est né suite à une interrogation digne de sa personne: qu’est ce qui n’a jamais été fait en matière de vitrine ? Enlever la vitre, c’est bien sûr !

Une montre exposée à la portée de tous, mais si vous approchez votre main d’un peu trop près... celle-ci est aspirée par un petit robot à l’intérieur du présentoir ! Il faut le voir pour le croire. Arrivé dans un monde très codé, Monsieur Dietlin sort du conventionnel pour amener de la fraîcheur et de la fantaisie, ce qui n’a pas fini d’émerveiller petits et grands ! New York, Las Vegas, Berlin, ... il ne sait plus où donner de la tête, toujours près à relever de nouveaux challenges. Un homme doté d’une positivité contagieuse, passionné et passionnant, il nous invite dans un univers qui surprend. La surprise, pour faire vibrer. S’émerveiller, c’est ce que nous cherchons tous. Et il l’a bien compris en proposant de l’interaction, un produit ludique, un vent nouveau dans l’univers horloger. Un objet 100% made in Switzerland, devise à laquelle il tient. Une qualité premium, un objet d’excellence, un concept qui dépasse la mise en valeur des montres pour s’étendre à d’autres objets. Un bijou de technologie. C’est ainsi que Dietlin, artisan métallier est devenu une pointure en matière de vitrine; Un atelier d’exception où chaque exposant haut de gamme peut trouver chaussure à son pied... 

« Tout m’inspire ! »

Article paru dans le magazine Montres-Passion en 2013.

Texte : Bernadette Richard
Photos : Christophe Lauffenburger, Cédric Widmer et Sébastien Agnetti.

L’horlogerie fait des envieux par sa manière originale et scintillante de présenter ses produits. Pour Xavier Dietlin, la scénographie des montres est un défi permanent. Il est tout nature, Xavier Dietlin. Décontracté, avenant, souriant… très bavard. Et pourtant, cet hyper actif est capable de raconter l’aventure de l’entreprise familiale sans regarder sa montre à tout instant. Les montres, sa grande passion : « Je ne suis pas du tout matérialiste, je n’ai la télé, et aucun goût pour le luxe, dit-il, en s’extirpant d’une voiture tout à fait modeste. Mais il y a les montres… »

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Ça tombe bien. Au début du millénaire, il propose à son père, avec qui il travaille – de même qu’avec frère et sœur, une famille réunie sous la même bannière – de virer vers de nouvelles activités, dont l’horlogerie. Fondée en 1854 à Porrentruy, la ferronnerie d’art Dietlin se transmet de père en fils. En 1969, le père s’aventure jusqu’à Genève, puis à Lausanne, où l’artistique du fer le cède peu à peu à la construction métallique, portes et fenêtres, ce genre de choses. Entre plusieurs banques et le Musée Olympique, l’affaire tourne à fond. Xavier ne rejoint pas immédiatement les rangs de l’entreprise. Bien qu’il ait obtenu un CFC de serrurier constructeur, il caressait un autre rêve, celui de millions de petits mecs sur la planète : il veut être footballeur ! Bin voyons !

#xavierdietlin #dietlin #xdietlin #montrespassion #lhebdo #dietlinartisan #raptor #innovativedisplay #vitrineinnovante #showcase #vitirne #baselworld #schaukastenIl suffit de vouloir…

Pour Xavier Dietlin, à qui apparemment les dieux ne refusent rien, le rêve se réalise. Il rejoint le FC Servette des belles années : « J’ai joué avec les grands, sous la direction de Roy Hodgson, avec qui j’ai participé à trois sélections dans l’équipe nationale. Le foot ? C’est une discipline terrible, on pense foot, on vit foot, on mange foot. On ne fait plus que ça, avec les inquiétudes de savoir si on jouera le week-end suivant, si on sera du prochain déplacement. Le foot est une broyeuse d’individus, ça m’a cassé. Pour moi, fonctionner de cette manière n’était pas un métier. J’en venais à rêver de me blesser, parce qu’on n’arrête pas comme ça, sur un coup de tête, on a un prix, on vaut une somme de transfert. » Il a tant désiré retrouver une vraie vie, qu’à 22 ans, une très mauvaise déchirure de ligaments lui permet de sortir dignement de son phantasme de gosse. Une expérience à laquelle souvent, aujourd’hui, il se réfère, question volonté par exemple.

Retour dans le giron du clan. Rapidement – avec Xavier, rien ne lambine –, il propose un changement d’activités. « J’ai vu mon père résoudre des problèmes très complexes. Jamais le moindre remerciement. Mais quand quelque chose dérapait à peine, les architectes se retournaient contre lui. Il fallait diversifier. Or, les vitrines qui présentent des objets dans des expositions, des magasins, des lieux publics, ce sont des petits buildings ! Tout est pareil, en plus minutieux. »

Entre temps, Xavier Dietlin a suivi une formation en design industriel. Et surtout, il est d’une insatiable curiosité, musardant ici et là, à l’affût d’un indice, que son cerveau toujours en ébullition, analyse, modifie, adapte, réinterprète.

#xavierdietlin #dietlin #xdietlin #montrespassion #lhebdo #dietlinartisan #raptor #innovativedisplay #vitrineinnovante #showcase #vitirne #baselworld #schaukastenEntreprise familiale : Xavier, Nicolas et Emilie Dietlin.

Intriguer, interpeller, amuser, agacer.

Contrairement à tous ses clients qui cherchent la dernière innovation technologique à présenter pour exhiber leurs montres, Xavier Dietlin leur demande : « Que voulez-vous raconter ? » Car pour lui, mettre une montre en exergue dans un décor, ou une collection, ou n’importe quel objet, c’est le plus souvent raconter son histoire, montrer un décor qui illustre les mystères de sa réalité présente. « Prenez la machine d’Anticythère, conservée au Musée d’Athènes, dont Hublot, malin en diable, s’est emparé de l’idée pour ses propres collections, j’ai été mandaté pour lui réaliser une vitrine, en vérité une forteresse ! Le cahier des charges était irréalisable. Pour les fragments de cette création d’Archimède qui stupéfie les scientifiques, il fallait une vitrine antisismique, avec purification de l’air, hydrographie stricte, contrôle de la lumière, de la chaleur, et j’en passe. Les Grecs pensaient être les meilleurs… Ils ont finalement acheté mon bunker transparent ! Pour cette machine, le plus important, c’est son histoire qui bouscule la nôtre, j’ai imaginé une mise en scène hors du commun pour un objet hors du commun. Idem pour la fameuse Marie-Antoinette que convoitait Breguet. »

Pour ce créateur de surprises, tout est bon pour attirer l’attention : intriguer, interpeller, amuser, agacer. Pourvu que le client s’arrête et convoite l’objet qui somnole dans son écrin. « Les gens aiment le mouvement, a-t-il constaté, la vitrine Raptor de Dietlin artisans métalliers, c’est de la pure magie : aucun verre de protection. Le garde-temps est là, tentation suprême… On s’approche un peu trop, hop, elle disparaît ! On a fait un carton. Elle est utilisée actuellement dans plus de 200 points de vente de Hublot à travers le monde. »

Le client veut-il embraser son produit, sans pour autant le réduire en cendres ? Xavier Dietlin met le feu à vos montres hors de prix, grâce à un système d’hologrammes. Où est la montre ? Où est le feu ? Est-ce un incendie ? La montre est-elle réelle ? Le spectateur y perd son latin, le vendeur gagne des clients !

« Pour inventer, mettre en scène, surprendre, j’ai besoin de liens affectifs, » poursuit le magicien des vitrines et présentoirs. Je déteste les systèmes pyramidaux. Quand des liens amicaux s’établissent, l’impossible devient possible. Je n’aime pas l’arrogance et la prétention, je connais maintenant ma valeur et mes capacités. Il y a encore six ans, je me sentais minuscule. Quand j’étais invité à New York, j’étais impressionné. Maintenant, je suis le petit Suisse à qui on déroule le tapis rouge à Tokyo et L.A. Où que je sois, je reste moi-même. Et quand un produit m’ennuie, je refuse le contrat. C’est l’avantage d’être très demandé : on se fait désirer ! » Xavier Dietlin est un précurseur, toujours sur le fil du rasoir. « C’est gratifiant, mais on n’est jamais tranquille. Mon œil est toujours en alerte, et un détail peut déboucher, un jour, sur une idée réinventée. » L’essentiel, au bout du compte, étant de conserver son âme d’enfant, pour qui le jeu est le maître-mot de la vie.

Xavier Dietlin (avec Raymond Knigge d'Interinam) a été nominé pour le prix EY The Entrepreneur Of The Year 2016.Xavier Dietlin (avec Raymond Knigge d'Interinam) a été nominé pour le prix EY The Entrepreneur Of The Year 2016.